La Provence « Marseille – Catalans : Feu vert pour 28 logements de luxe dans l’ex-usine Giraudon »

Le permis de construire a été signé sans grande publicité, le 21 juillet dernier, par Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille en charge de l’Urbanisme et du Patrimoine foncier. C’est donc bien un immeuble d’habitation qui s’élèvera bientôt en lieu et place de l’ancienne usine de sucre Giraudon, dominant l’anse et la plage des Catalans (7e), sur l’un des sites les plus pittoresques et les plus convoités de la cité phocéenne.

Commandée par Hubert Attali, patron de Sud Réalisation et nouveau propriétaire du terrain, cette future résidence de luxe dessinée par l’architecte du Mucem, Rudy Ricciotti, comportera en effet 28 logements de très haut standing, offrant une vue imprenable sur la rade et les îles. L’ensemble représentera une surface de 4 000 m² dont 575 m² de commerces, à laquelle s’ajouteront 69 places de parking réparties sur deux niveaux.

Quant à la hauteur totale de l’immeuble, elle ne pourra dépasser celle du bâtiment actuel, soit 7,50 m de haut, conformément aux exigences du PLU (plan local d’urbanisme) et de l’architecte des bâtiments de France qui veille sur le devenir de ce périmètre classé et des vestiges qu’il abrite. On pense notamment au mur jouxtant le Cercle des nageurs, unique élément connu de l’ancien lazaret de Saint-Lambert, dit « second lazaret de Marseille », construit en 1556.

Selon Laure-Agnès Caradec, ce fameux mur dont la préservation mobilise depuis plusieurs années riverains et défenseurs du patrimoine architectural phocéen, « sera déposé pierre par pierre et remonté à l’identique, non loin de l’édifice ».

Toujours selon l’adjointe au maire, le démarrage des travaux de l’immeuble devrait donc intervenir rapidement.

Plusieurs obstacles pourraient cependant venir retarder ou contrarier cette avancée, à commencer par les recours que sont susceptibles de déposer les adversaires les plus résolus de l’option « résidence de luxe ». On ne peut exclure non plus l’éventualité de fouilles archéologiques que nécessiterait la découverte d’autres vestiges de l’occupation de cet espace littoral, qu’ils soient postérieurs ou antérieurs au XVIe siècle.